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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 17:32

 

SCIALET ROBIN

VERCORS

 

Samedi 10 février 2007
- Le scialet Robin -
               
Participants        : Jean-Marc Bianco, Cat mattéoli, François-Eric Cormier, Claire Lang, Jac Morel.
 
C'est tout de même incroyable ! Il en est passé des spéléos avides de premières, des promeneurs inconscients dans les lapiaz, des biches broutant paisiblement l'herbe du sous-bois. Et pourtant, une fois de plus le miracle s'est reproduit : ce trou, cet espace sombre qui n'avait jamais connu la lumière auparavant, au-dessus duquel l'homme préhistorique a déroulé toute son histoire, ce scialet nouveau vient d'être mis à jour par quelques mains gratteuses, et un petit jeune un peu mince : Robin.
Dans la Forêt de Lente, le scialet Robin existe maintenant pour l'homme moderne, et nous sommes décidés à voir la tête qu'il a.
 
Le Puits
Accompagné de quelques flocons de neige plus lourds que froids, nous effectuons la marche d'approche jusqu'au porche, 5 mn plus loin. Un boyau de 2 m et voici les premiers puits équipés d'une espèce de grosse corde à bateau refusant de coulisser dans le descendeur. Tout cela s'élargit pour donner sur le grand puits (140 m). Je ne m'interroge pas sur la raison pour laquelle je me retrouve devant et descend le magnifique tube de calcaire blanc. Presque en bas, un choix cornélien se présente. Du dernier fractionnement, deux cordes partent dans le noir : une à gauche, une à droite. Après quelques coups d'oeil vers le haut, le très haut, je vois bien qu'aucune aide ne viendra de là-bas et je choisi à droite. Une descente et me voilà dans une grande boucle qu'il faut remonter. La corde s'enfile ensuite derrière un bloc dont l'envie de chuter 20 m plus bas paraît évidente.
 
Le réseau des huitres
Nous voilà dans une petite galerie descendante, dont nos esprits agiles devinent rapidement qu'elle va dans le sens inverse de celui que nous voudrions. Profitons en tout de même, le descriptif indique de magnifiques huîtres. Au bout de 20' de recherche, il paraît évident que les huîtres ont déjà été terminées par les visiteurs précédents. On se console en se penchant dans le puits par-dessus le bloc instable. De là on voit bien la suite. Elle est en face, exactement en face de nous dans le puits. Il faut donc remonter la corde puis redescendre. Ou alors, monter un peu, attraper l'autre corde en gesticulant, changer de corde et redescendre. Ce à quoi Claire s'essaye sans succès puisqu'elle se retrouve à tournicoter la tête en bas, prête à vomir tout le pâté de ce midi. Après un sauvetage plein vide, nous sommes tous du bon coté du puits.
 
Le Labyrinthe
Maintenant c'est sensé être plat.
Rapidement nous verrons qu'à défaut d'être plat, c'est assez boueux, et même plus. Quelques concrétions par-ci par-là nous laissent ... songeurs. On essaye de trouver les lieux merveilleux :
« Ah, oui, là, tu as vu ? Une concrétion ! » « Non ? » « Si ! si ! Je te jure ! » Mais le coeur n'y est pas, et nous commençons à trouver le matériel photo un peu lourd. Bientôt nous sommes perdus. C'est vrai que c'est un peu compliqué, la zone, et la topo ne met pas beaucoup d'entrain à nous aider.
Pourtant, petit à petit nous commençons à voir des taches blanches sur la paroi. Est- ce la fatigue ? Est-ce du gypse ? De l'aragonite ?
Tout à coup, nous sommes devant une forêt de sapins de calcite, farouchement défendue par des cordelettes tendues en travers. Cà, c'est vraiment beau ! Nous continuons, cherchant notre chemin. Les parois sont couvertes de calcite par taches, sur fond ocre. Mais qu'est-ce que c'est sec ! Pas un gramme d'eau. Nous avons malheureusement perdu deux litres dans la descente. Nous finissons par nous arrêter, la langue pendante, pour prendre des photos et par la même occasion essayer de nous retrouver. Est-ce la galerie de la Neige ? Le Labyrinthe ? Mais où est la galerie des Manchots ? Ca devient très joli.Bah ... nous poursuivons
 
 
 
Le collecteur
Et voici comme par miracle que nous débouchons dans une très grosse galerie : le collecteur. C'est vraiment très beau ! Et très vieux  Toujours pas d'eau. Fier de nous être aussi bien débrouillés, nous mitraillons les parois de Mégapixels lumineux. Curieusement, là où il devrait y avoir une galerie, il y a un puits (avec de l'eau !). Et là où la galerie devrait s'arrêter, elle continue.  Sans se poser plus de question nous continuons à photographier « Pousse-toi, vas à droite, éteins ta flamme, compte jusqu'à trois, attend je recommence, plus haut le flash plus haut, ah j'ai mal cadré, Hé je change les piles » C'est la foire d'empoigne et il semble que les parois, à force d'entrer dans les cartes de stockage, disparaissent peu à peu.

Mais le plus beau est encore à venir. Les parois sont maintenant couvertes d'aragonites en bouquet, si proches et si fragiles. François-Eric disparaît d'un coup. 4mn 17' plus tard il est de retour avec son matériel macro qu'il avait laissé plus en amont. Nous l'abandonnons à son rêve de cristal et suivons la galerie.
 
Demi-tour
Mais l'heure avance. Le demi-tour s'impose.
Nous l'ignorons, mais une petite galerie sur la droite, la galerie des Manchots, nous tend les bras (si !si !). Elle nous aurait évité une heure de crapahut, mais, comme aveuglé par la beauté des lieux, nous ne lui jetons même pas un regard. Ce n'est que plus tard, la tête sur l'oreiller, que nous déchiffrerons enfin la topo et mettrons des noms sur nos terminus.
Le retour se fait avec sagesse à 3 h 00 du matin, accompagné de quelques éclairs de flash.
 
Dehors il ne neige plus, la route est noire, la température clémente.
La tente 2' est montée en 2' sur un lit de feuilles sous les sapins odorants, les carrymat se gonflent tout seuls les duvets reprennent du poil de canard, et le repas chauffe dans le camion de Jean-Marc et Cat. François-Eric est reparti courageusement tel une fusée chamoniarde vers le Mont Blanc.
 
Nous avons pris 400 photos.
  

            Jams' 2007

 

 








A l'entrée
Cat avant le grand puits


Juste avant la remontée des choux-fleurs


Puits des assiettes

Le Paleo-collecteur


c'est où l'amont et l'aval ?dans "l'avalamont"

Dents de cochon

le gour

Soldats de calcite









SCIALET ROBIN
 

Le scialet découvert en 2006 est encore équipé en première.

 

Participants : Jacques Morel, Claire Lang, François-Eric Cormier , Catherine Matteoli, Jean-Marc Bianco

 
Samedi 10 février 07
 

            Après un voyage agrémenté par la neige, nous rejoignons François-Eric à la Chapelle en Vercors . Puis direction la forêt de Lente, le repas sera rapide et l'habillage plus encore, vu la température.

 

            5 minutes de marche dans la neige et à 14 h nous attaquons la descente ,   deux mètres de boyau désobstrué au fond d'une baume, premier puits un peu étroit , mais dès le suivant le trou prend de belles dimensions.

 

            Nous arrivons rapidement en haut du P 140 (8 par 10) et dès le premier jet de 22 mètres, on a un petit frisson en apercevant les lumières étagées en colimaçon sur les 110 mètres restants.

 

            A -187 m, premier pendule sur la droite pour le réseau des huîtres, puis pendule à gauche pour la suite du réseau : le vestiaire, la salle blanche, puis le labyrinthe où nous passons 2 heures à suivre le courant d'air, tantôt entre les blocs tantôt en rampant dans la boue avant d?arriver au « gour des soldats de calcite » (magnifique). Un peu plus loin la galerie change d'aspect, le sol devient sableux et les parois recouvertes de poudre blanche. Une remontée dans les choux-fleurs est équipée.

 

            Ensuite nous suivons un conduit aux parois très découpées qui nous amène dans une énorme galerie : le collecteur fossile. Rapide casse-croûte, séances photos . Nous visitons l'amont rapidement puis l'aval jusqu'à la salle bloc. Nous laissons les appareils photos sur les conseils de Jacques sous prétexte qu'il commence à se faire tard. Mais lui, malin, a pris le sien et mitraille, à notre grande surprise, le premier buisson d'aragonite !...

           
 
 

                                                  

"Notre malin petit photographe"

Puis il faudra penser au retour avec encore quelques séances photos. Minuit, nous attaquons la remontée des puits et 2 heures plus tard tout le monde est au bivouac pour une petite soupe et une bonne nuit de sommeil, certains sous la tente d'autres dans le fourgon ! (sauf François-Eric qui a préféré rentrer sur Cham.)

 

Dimanche 11 février :

 

            Relâche, nous en profitons pour voir la grotte du Brudour (re-séances photos)


Merci encore à Jacques de nous avoir invité pour cette belle explo.      

 
La nouvelle table de camping !

 

          Cat et Jean-Marc


 

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Published by JM et Cat - dans SPELEO
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commentaires

jean marc 09/03/2007 15:05

Scialet magnifique, mais malheureusement très fragile !